Le changement climatique et le développement des activités urbaines au détriment des surfaces cultivables sont des moteurs forts des migrations internes constatées dans les états africains depuis de longues années. La montée en puissance des moyens de déplacement et de communication des habitants, le développement et le regroupement des secteurs secondaires et tertiaires, contribuant à une concentration toujours plus importante dans le regroupement fort des populations dans les zones les plus favorables à l’activité humaine, créent progressivement des déserts humains dans la majorité des pays, avec paradoxalement un isolement toujours plus grand des individualités, souvent aggravé par l’arrivée intensive du numérique dans nos activités quotidiennes.
Les grands phénomènes migratoires méditerranéens et africains actuels renforcent encore ces déséquilibres de répartition des populations dans les pays du Maghreb, conduisant à de nouveaux télescopages culturels qui exacerbent de façon notable les sentiments inégalitaires diffus des populations communautaires. L’impact non négligeable de cette concentration et de cette intensification des activités humaines sur la santé des habitants des pays est aujourd’hui encore aggravé par la réapparition de nouvelles maladies dans les agglomérations et par le retour de problématiques sanitaires maîtrisés depuis la fin du 20ème siècle par les états ; le 21ème siècle est également celui du développement de nouvelles maladies émergentes infectieuses ou parasitaires.

La décentralisation et la déconcentration actuelles prônées dans les politiques publiques et leur projection potentielle à moyen terme ouvrent toutefois les pistes d’une meilleure gestion de ces problématiques pour la prise en compte et le développement local de solutions spécifiques à chaque région géographique.

  • Travail / capital : Etat, régulations, entreprises, marchés
  • Politiques de développement urbain et littoral
  • Inégalités et santé publique
  • Migrations domestiques et internationales